Crise à l’OEA : scandale de corruption et tensions autour du dossier haïtien
Alors que Organisation des États américains tient sa 56e Assemblée générale au Panama du 22 au 24 juin 2026, l’organisation régionale est plongée dans une crise interne marquée par un scandale de corruption.
Le secrétaire général de l’OEA, ancien ministre des Affaires étrangères du Suriname, est soupçonné d’irrégularités dans l’attribution de contrats depuis son entrée en fonction. Sous pression, sa cheffe de cabinet a démissionné au début du mois de juin, avant d’être mise en examen pour corruption au Suriname. Les États-Unis lui ont également retiré son visa.
Washington est allé plus loin en menaçant de suspendre son appui budgétaire à l’organisation. Une telle décision porterait un coup dur à l’OEA, le financement américain représentant près de la moitié de son budget.
Dans un contexte régional déjà fragilisé par de multiples crises, l’organisation est vivement critiquée pour son manque d’efficacité, notamment dans le dossier haïtien, où aucune réponse concrète n’a été apportée jusqu’à présent.
Lors de son discours d’ouverture à Panama, Albert Ramdin a déclaré compter sur la CARICOM pour l’accompagner dans la gestion de la crise en Haïti.
De son côté, la CARICOM considérerait l’actuel Premier ministre de facto, Alix Didier Fils-Aimé, comme incapable de résoudre la crise qui secoue le pays.
Cette situation illustre les profondes divisions et les limites de l’OEA face aux défis politiques et sécuritaires de la région.
