Une première vague importante de déportations intervient alors que Haïti fait face à une grave crise sécuritaire et humanitaire.
Plus de 160 Haïtiens expulsés des États-Unis sont arrivés vendredi 21 août au Cap-Haïtien, dans ce qui constitue l’une des premières importantes vagues de déportations depuis la fin du programme de Temporary Protected Status (TPS).
Cette arrivée intervient dans un contexte particulièrement difficile pour Haïti. La violence des gangs continue de perturber une grande partie du pays, notamment la région métropolitaine de Port-au-Prince, tandis que les infrastructures et les services sociaux restent fortement sollicités.
Le choix du Cap-Haïtien plutôt que Port-au-Prince s’explique notamment par les problèmes de sécurité qui affectent le principal aéroport de la capitale.
Les personnes rapatriées font face à une situation particulièrement délicate : certaines ont vécu de nombreuses années aux États-Unis et disposent de liens familiaux ou professionnels limités en Haïti.
Cette nouvelle vague de retours risque donc de relancer le débat sur les conséquences de la fin du TPS, tant pour les familles haïtiennes que pour les communautés de la diaspora.
